Malfin en dédicace !

Rendez-vous le samedi 15 décembre à partir de 15h pour une séance de dédicace avec Nicolas Malfin, auteur et dessinateur de Cézembre !

C’est en 1999 que Malfin se fait connaître en tant que dessinateur avec Golden City (Delcourt), une série d’anticipation et d’action devenue un classique de la bande dessinée, un « must » qui a marqué son époque et dont un 10ème tome est à paraître en 2013.

Avec un trait d’une grande finesse et un découpage audacieux, fait de scènes dynamiques et de paysages somptueux, Malfin impose son style épuré mais efficace, digne héritier de « la ligne claire ».

Avec Cézembre (qui sera en deux volumes), paru fin octobre dans la prestigieuse collection Aire Libre des éditions Dupuis, c’est dans le passé cette fois-ci que nous emmène l’auteur, plus précisément en août 1944 à Saint-Malo !

Alors que la nouvelle de la progression des alliés se répand, les troupes allemandes harcelées par la résistance perdent peu à peu le contrôle de la situation et envisagent les pires extrémités…

A travers le destin de quatre adolescents, Nicolas Malfin nous livre avec passion une tranche douloureuse de l’histoire de Saint-Malo. Une reconstitution fidèle et respectueuse des évènements et des lieux, qui ne perd pas pour autant son caractère romanesque : suspense et émotion sont aux rendez-vous !

 Venez nombreux !

Cézembre (1/2), Malfin, éditions Dupuis Aire Libre 16.50 €.

La Capitana

L’auteur de Luz ou le temps sauvage signe avec La Capitana un petit bijou littéraire, tout à la fois biographique et romanesque.

Il est de ces individus aux vies tellement fascinantes que quels que soient nos valeurs et idéaux, nous ne pouvons qu’être admiratifs, voire éblouis.

Mika Etchebéhère en fait partie. Née en 1902 dans une colonie juive argentine, elle est une figure méconnue de la guerre civile espagnole, une féministe séduisante et charismatique promue capitaine à la tête de dizaines de républicains se battant pour la même cause : la liberté.

Tissé autour d’une histoire d’amour passionnée et d’une intensité hors du commun, son destin nous mènera de l’Argentine de ses jeunes années à un Paris toujours empreint de culture et d’effervescence idéologique, où elle s’éteindra en 1992. Entre deux, rien de moins que l’Europe et ses sombres années 30, la lutte armée contre le franquisme, Berlin et les prémices du nazisme, et toujours un engagement sans limites.

« La révolution est en moi depuis toujours.»

La Capitana, Elsa Osorio, éditions Métaillié, 20 €.

Le jeu des ombres

L’agenda rouge et le carnet bleu.

L’agenda rouge, le journal dans lequel Irene écrit depuis la naissance de son plus jeune fils.

Le carnet bleu, celui qu’elle commence à rédiger quand elle réalise que Gil, son mari, a découvert et lit en cachette son journal et tout ce qu’elle y dévoile de plus intime.

L’agenda rouge, dont Irène poursuit la rédaction, désormais certaine de pourvoir manipuler son mari…

C’est avec un talent déjà reconnu (la chorale des maîtres bouchers, la malédiction des colombes) que Louise Erdrich développe ce scénario prometteur, plongeant le lecteur au cœur d’un huis clos implacable, où deux artistes en proie à la folie et aux affres de la création se livrent à un face à face des plus dangereux, mais aussi des plus hypnotiques.

Le jeu des ombres, Louise Erdrich, Albin Michel 19 €.