Saint-Malo caché, dédicace d’Olivier de la Rivière samedi 23 octobre de 18h à 19h

Après plusieurs ouvrages consacrés aux secrets de Saint-Malo et aux Malouinières, Olivier de la Rivière s’intéresse cette fois aux particularités cachées de l’Intra-Muros avec son nouveau livre illustré : Saint-Malo caché, qui vient tout juste de paraître aux éditions Ouest-France.

En détaillant de nombreux lieux inaccessibles au public, du Château et ses murailles aux intérieurs privés en passant par les édifices religieux, l’auteur nous accompagne pour un périple inédit et rare, précieux et érudit. Le livre est une chance unique de parcourir l’histoire de Saint-Malo à travers des curiosités insoupçonnées et un patrimoine en partie méconnu.

Si vous souhaitez entrer dans la Chapelle de la Victoire, frissonner dans les caves voutées de l’Abbaye Saint-Jean, emprunter de majestueux escaliers au sein d’Hôtels particuliers, ou arpenter de mystérieux souterrains, ce livre est fait pour vous ! Un voyage au coeur du Rocher comme vous ne l’avez jamais vu, grâce notamment aux magnifiques photographies d’Hervé Ronné.

Alors rejoignez-nous samedi 23 octobre à partir de 18h pour une séance de dédicace en compagnie d’Olivier de la Rivière !

Toute l’équipe de la librairie.

Saint-Malo caché, Olivier de la Rivière, photographies d’Hervé Ronné, éditions Ouest-France 28 €

Le voyant d’Etampes

La soixantaine et retraité depuis peu, Jean Roscoff est un universitaire spécialisé dans la « Guerre Froide » et un vétéran d’S.O.S racisme dont il ne cesse de ressasser les heures de gloire. Passionné par un obscur écrivain américain des années 50, Robert Willow, musicien de jazz et poète maudit qui vécut en France, il décide de lui consacrer un livre. Publié chez un éditeur confidentiel aux maigres ambitions, porté par un lancement raté au cœur d’un bar miteux, le livre prend vite le chemin d’un four éditorial sans même passer par la case du succès d’estime. Pourtant, un article publié sur un blog anodin attire l’attention. C’est le début des ennuis pour l’écrivain, car de nos jours le pire arrive très vite.

Heureusement Jean Roscoff a de quoi affronter la dure réalité du monde moderne : un alcoolisme gênant, une femme qui tient à « réussir son divorce », une fille lesbienne en couple avec une activiste virulente et un mouton noir d’Ouessant (le bouc il ne l’a pas trop senti). Pas de doute, Jean Roscoff va bien toucher le fond. Mais il ne va pas se laisser faire pour autant, quitte à se remettre en question…

Un roman drôle et sarcastique, une fable critique sur les réseaux sociaux et la dictature de la morale, Le Voyant d’Etampes est un roman jubilatoire et malicieux, qui avec un humour irrésistible sait mettre en lumière les limites et les failles de notre société. C’est aussi le portrait d’un homme dépassé, fruit d’un autre siècle et qui peine à garder l’équilibre.

Le voyant d’Etampes, Abel Quentin, éditions de l’Observatoire 20 €

Sidérations

Un émerveillement !

C’est le premier mot qui m’est venu à l’esprit après avoir lu Sidérations, le dernier roman de l’américain Richard Powers, ce grand écrivain qui en tant qu’artiste saisit mieux que quiconque notre monde.

Theo Byrne est un astrobiologiste dont le travail est de concevoir et de comprendre comment la vie pourrait se développer sur des planètes hostiles et lointaines. Robin, son fils de neuf ans qu’il élève seul suite à la mort de sa femme, est en proie à des crises de rage de plus en plus fréquentes, perturbant sa scolarité. Refusant de lui infliger une médication lourde, son père se tourne vers une thérapie expérimentale permettant de stimuler l’empathie et d’accroître le contrôle des émotions. Contre toute attente, les résultats vont au-delà des espérances.

Sidérations est un livre touché par la grâce, admirable et retentissant. Entre effroi et éblouissement, on refuse de lâcher ce père et ce fils qui ne demandent qu’à célébrer la nature et à vivre en paix. Avec générosité et une simplicité désarmante, Richard Powers nous montre le chemin pour que nous n’ayons rien à regretter. Il porte une lucidité terrible sur notre siècle mais fait suffisamment preuve d’imagination et de poésie pour nous faire encore un peu rêver.

Roman nécessaire, Sidérations nous ouvre les bras d’un futur irréversible dont nous entrevoyons déjà le visage.

Un émerveillement, vous dis-je !

Frédéric

Sidérations, Richard Powers, traduit de l’américain par Serge Chauvin, Actes Sud 23 €