Le dernier Loup-garou

Il est le dernier de sa race.

Depuis plus de 150 ans il passe d’une identité à une autre, essayant de se fondre parmi le commun des mortels, assumant sa malédiction tant bien que mal.

Traqué par une société secrète depuis des décennies, il ne doit sa survie qu’à la ruse, l’argent et au soutien d’un ami infiltré et fidèle. Mais la Chasse se rapproche et il n’est pas sûr que Jake Marlowe puisse voir une nouvelle fois la pleine Lune. Qu’importe car Jake est usé, fatigué et ne se remet pas de la mort de sa femme. Il ne lui reste plus qu’à attendre l’inéluctable, sa mise à mort lors de sa prochaine transformation.

Mais une rencontre imprévue pourrait bien changer la donne.

Jake est-il vraiment le dernier Loup-garou ?

(Roulement de tambours)

Vous l’aurez compris les lycanthropes sont de retour et ils ne sont pas contents !

Grâce à Glen Duncan, nos amis poilus à quatre pattes (ou deux) peuvent enfin s’exprimer au coeur d’un grand roman fantastique qui ne soit pas seulement une fable pour adolescent. Tout en se jouant des clichés du genre (les vampires sont blasés, furtifs et séduisants…), l’auteur a su construire une histoire captivante et crédible. Grâce à des descriptions incroyables (la dualité homme-loup est très bien rendue, et les scènes de transformation n’ont rien à envier au cinéma), à une narration rythmée et moderne, un style nerveux pour les scènes d’action et lyrique pour les retours dans le passé, on plonge dans ce livre en se léchant les babines, et l’espace de quelques pages on serait tenté d’y croire.

Haletant (sans jeux de mots), inventif, drôle lorsqu’il n’est pas terrifiant, Le Dernier Loup-garou est une occasion de se faire plaisir et de prouver qu’il n’y a pas que les vampires dans la vie. On espère une suite !

Pour public averti : les lycanthropes ont une forte libido.

Le dernier Loup-garou, Glen Duncan,

éditions Denoël Lunes d’encre 22.50 €.

La vraie vie est ailleurs

Soutenu puis laminé par une critique partisane, Jean Forton, auteur d’une petite dizaine de romans, est un écrivain des années 50 tombé dans l’oubli. Grâce à un patient travail de recherche, les éditions Le Dilettante ont mis la main sur un roman inédit, dont il était fait mention dans sa correspondance, mais dont personne jusqu’à présent ne connaissait la réelle existence.

La vraie vie est ailleurs raconte le périple d’un lycéen un brin effacé, Lajus, qui va croiser la trajectoire d’un élève aussi brillant qu’indiscipliné, sauvage et provocateur : Juredieu. Leur amitié fulgurante et improbable va propulser Lajus dans un nouveau monde : celui de la nuit, de la bringue, des filles faciles. Très vite il découvrira qu’à l’opposé de son quotidien tranquille et petit bourgeois, se trouve la vraie vie, celle de l’instant, de l’improvisation, des canailles. Jusqu’à s’y perdre.

Ce roman magnifique est un hymne doux-amer à l’adolescence et à la liberté. C’est aussi l’instantané d’une époque oubliée qu’il est bon de retrouver le temps d’un livre. Le charme à l’état pur.

Et si la vraie vie est ailleurs, la vérité est là sous nos yeux sous la forme d’une simple question : qui de nos jours en France peut prétendre écrire aussi bien que Jean Forton, cet illustre inconnu ?

La vraie vie est ailleurs, Jean Forton, éditions Le Dilettante  20 €.

Malfin en dédicace !

Rendez-vous le samedi 15 décembre à partir de 15h pour une séance de dédicace avec Nicolas Malfin, auteur et dessinateur de Cézembre !

C’est en 1999 que Malfin se fait connaître en tant que dessinateur avec Golden City (Delcourt), une série d’anticipation et d’action devenue un classique de la bande dessinée, un « must » qui a marqué son époque et dont un 10ème tome est à paraître en 2013.

Avec un trait d’une grande finesse et un découpage audacieux, fait de scènes dynamiques et de paysages somptueux, Malfin impose son style épuré mais efficace, digne héritier de « la ligne claire ».

Avec Cézembre (qui sera en deux volumes), paru fin octobre dans la prestigieuse collection Aire Libre des éditions Dupuis, c’est dans le passé cette fois-ci que nous emmène l’auteur, plus précisément en août 1944 à Saint-Malo !

Alors que la nouvelle de la progression des alliés se répand, les troupes allemandes harcelées par la résistance perdent peu à peu le contrôle de la situation et envisagent les pires extrémités…

A travers le destin de quatre adolescents, Nicolas Malfin nous livre avec passion une tranche douloureuse de l’histoire de Saint-Malo. Une reconstitution fidèle et respectueuse des évènements et des lieux, qui ne perd pas pour autant son caractère romanesque : suspense et émotion sont aux rendez-vous !

 Venez nombreux !

Cézembre (1/2), Malfin, éditions Dupuis Aire Libre 16.50 €.