La Neuvième Pierre

Traduit de l’anglais chez Actes Sud dans leur célèbre collection de polars, La Neuvième Pierre est le second roman de Kylie Fitzpatrick. Il s’agit d’un bon petit roman « à la manière de », qui rend hommage au roman policier victorien, dont Wilkie Collins est le plus illustre (et même fondateur) du genre.

Il est ici question de pierres précieuses mystérieuses, de diamants rouges aux étranges propriétés, de talismans maléfiques et d’assassinats bien curieux qui laissent la police dans l’embarras. Du Londres de la deuxième partie du 19ème, aussi crasseux et grouillant qu’aristocratique, à une Inde fantasmée et magique, on suit avec plaisir les pérégrinations de Sarah, une jeune orpheline qui travaille dans un quotidien en se faisant passer pour un garçon, et qui en raison de sa curiosité maladive va vite se retrouver aux premières loges de l’intrigue. Histoire de pimenter les choses, Sarah devra prendre soin de sa jeune soeur tout en essayant de sauver un ami accusé de meurtre par erreur…

Personnages sympathiques, dont une gouvernante qui voit les esprits des défunts, ambiance 19ème très crédible, ce roman est vite prenant et l’exercice de style réussi. A découvrir pour ceux qui veulent sortir du polar nordique ou du thriller !

La Neuvième Pierre, Kylie Fitzpatrick, Actes Sud 22.50 €.

Le Vaisseau Ardent

Prenez un auteur inconnu (Jean-Claude Marguerite), ajoutez 18 années d’élaboration et d’écriture (!), puis une pincée de… 1280 pages (le roman était prévu à l’origine en deux volumes), mettez au four en ajustant le thermostat sur des thèmes aussi riches que la piraterie, la navigation, l’histoire, l’enfance, la mythologie, laissez cuire un bon mois (le temps de tout lire, car ce roman prend du temps mais il n’est ni long, ni ennuyeux), allez enfin dans votre librairie préférée et demandez : Le Vaisseau Ardent s’il vous plaît !

Voici dans le désordre la recette de ce qui va sans doute devenir l’un des plus grands romans d’aventures de l’histoire de la littérature française. Bien-sûr on peut rajouter que c’est très bien écrit, que ça rend hommage au genre tout en apportant une nouvelle pierre à l’édifice, on peut épuiser le dictionnaire des synonymes pour rechercher des qualificatifs pour cette oeuvre monumentale, mais comme je vous l’ai dit c’est un roman qui nécessite d’avoir un peu de temps devant soi, alors pas la peine d’en perdre inutilement, bienvenue à bord et découvrez vite l’énigme du Pirate Sans Nom et celle du Vaisseau Ardent !

Le Vaisseau Ardent, Jean-Claude Marguerite, éditions Denoël 30 €.

Début des nocturnes !

Depuis hier soir les nocturnes ont commencé à la librairie ! Si vous voyez que le soleil et le beau temps sont toujours avec nous, que les rues ne sont pas inondées par un déluge d’eau plus ou moins salée, alors finissez-vite votre dessert et venez prendre le temps de flâner dans la librairie, feuilleter quelques livres ou bandes dessinées.

Et à ceux qui auraient la bonne idée et la gentillesse de m’apporter des chocolats (ou un café !), un livre offert en retour !

Une large sélection de poches, notamment des coups de coeur, n’attendent que vous à la librairie : L’origine de la violence (Fabrice Humbert) et Un brillant avenir (Catherine Cusset) pour ceux qui veulent plonger dans de sombres racines familiales, Au bon roman (Laurence Cossé) le livre qui donne envie de lire d’autres livres, Tête de chien (Morten Ramsland), une saga familiale danoise bien déjantée, Melnitz (Charles Lewinsky) ou comment une famille juive vivant en Suisse va traverser les tourments de la première partie du XXème Siècle, ou bien encore Swap (Antony Moore) pour ceux qui veulent se détendre les neurones en passant l’été dans un grand éclat de rire…

A bientôt, l’été ne fait que commencer !

Frédéric.