Sophie Ladame en dédicace le 12 novembre 2011

Certains d’entre vous ont sans doute regardé le très beau portrait de Sophie Ladame, diffusé hier soir dans le magazine Thalassa sur France 3.

Afin de fêter l’évènement comme il se doit, Sophie sera donc de retour à la librairie samedi prochain, le 12 novembre 2011 à partir de 17h30 pour dédicacer son livre « Grisée de Mer » paru aux éditions Moéa, mais aussi rencontrer son public autour d’un buffet et partager ses passions !

Venez nombreux, pensez aux cadeaux de Noël et n’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez réserver des exemplaires.

    

Grisée de Mer, Sophie Ladame, éditions Moéa 38 €.

Miséricorde

Miséricorde est un thriller… danois !

Encore un polar scandinave me direz-vous ?

Désolé, ce n’est pas très original, j’en suis conscient… Mais celui-là était encore une fois très attirant.

L’histoire en quelques mots : Carl Morck est un superflic sur le déclin. Détesté par ses collègues pour son caractère et son franc-parler, il devient plus encombrant qu’autre chose. Sa hiérarchie décide de l’installer à la tête d’un département « placard », où il sera chargé aux frais des contribuables de résoudre des enquêtes inachevées, les fameux « cold case ». Avec son coéquipier improvisé, un syrien au passé plus que flou engagé à l’origine pour faire le ménage, Carl Morck va mettre les pieds dans un dossier troublant : la disparition il y a 5 ans d’une célébrité de la politique, Merete Lynggaard, volatilisée lors d’un voyage en ferry. Pas de mobile, pas de témoin, pas d’arme du crime et encore moins de corps… Mais qu’est-il donc arrivé à Merete Lynggard ? Et surtout, se peut-il qu’elle soit encore en vie ?

Avec Miséricorde, Jussi Adler Olsen (entraînez-vous à prononcer son nom, on risque d’en reparler) réussit l’alchimie du thriller sans fautes : une bonne intrigue, un duo d’enquêteurs attachants, un peu d’humour nordique et juste ce qu’il faut de décalage. On peut bouder son plaisir en regrettant parfois un manque de crédibilité et peut-être quelques facilités, mais tout de même Miséricorde est un thriller de très bonne facture, qui remplit son contrat haut la main : tenir en haleine et divertir !

Il n’y a plus qu’à espérer de prochains épisodes, car les personnages ont du potentiel.

Miséricorde, Jussi Adler Olsen, éditions Albin Michel 22.50 €.

1Q84

Vous êtes nombreux à me demander ce qu’il en est du nouveau Murakami !

Encensé par les critiques, des millions d’exemplaires vendus au Japon, les deux premiers volumes présents dans le peloton des meilleures ventes de la rentrée en France… Encore un phénomène éditorial qui donne le tournis, agace, ou pique la curiosité !

J’ai donc attendu un peu que la rentrée littéraire se calme pour le lire tranquillement et me faire mon avis.

Le moins qu’on puisse dire c’est que la quatrième de couverture est assez dissuasive : « Une oeuvre hypnotique et troublante. Un roman d’aventures. Une histoire d’amour. Deux êtres unis par un pacte secret. »

Cela fait peur, non ? Pour un peu on se croirait dans un mauvais Marc Levy…

Et pourtant 1Q84 est bien plus que ça. Comme quoi il ne faut pas se fier aux apparences.

Le premier tome nous conte l’histoire d’un trentenaire chargé par un éditeur de réécrire le premier roman d’une lycéenne en vue de le publier. A côté nous suivons la vie d’une autre trentenaire, une femme au passé mystérieux dont le travail est pour le moins étrange…

A première vue l’intrigue n’a rien de palpitant. Il faut d’ailleurs bien 50 à 60 pages avant d’entrer dans le roman. Le style de Murakami n’est pas particulièrement époustouflant, mais on se laisse malgré tout prendre au jeu. Surtout lorsqu’un lien entre les deux personnages commence à se dessiner, là il faut l’avouer, le roman devient réellement prenant !

Au final 1Q84 est plus proche d’un roman d’Abé Kôbô que d’un Marc Levy (toutes proportions gardées). Les thèmes abordés sont sombres : violence envers les femmes, fanatisme religieux et mystique, aliénation de la société japonaise, phénomènes des brimades à l’école et des boucs émissaires, pressions familiales… Et le basculement dans le fantastique avec cette altération de la réalité fonctionne bien, il faut dire que Murakami maîtrise depuis longtemps ce type d’univers.

Malgré une écriture un peu neutre ou trop froide, le premier tome de 1Q84 finit par se dévorer sans complexes. L’appétit vient en mangeant comme disait ma grand-mère. Reste à voir si l’histoire se tient sur les 3 tomes. Mais pour l’instant tous les voyants sont au vert !

1Q84 livre 1 et livre 2, Haruki Murakami, éditions Belfond à 23 € chaque.

A noter que le troisième et dernier tome est à paraître en France en 2012.