Confinement livre 3 : le roman américain qui a un coeur gros comme ça.
L’Amérique va mal semble vouloir dire Joe Wilkins, l’auteur de Ces montagnes à jamais (en vo : Fall back down when I die) paru chez Gallmeister début mars. Particulièrement l’Amérique rurale, des montagnes justement, ici celles du Montana. La peur, la bêtise mais aussi la pauvreté, le manque d’instruction dû aux carences d’un système éducatif démissionnaire, sont les ingrédients d’une recette bien connue de tous et au goût amer. C’est dans cette Amérique cul-terreuse et violente que tentent de survivre Wendell Newman, un employé de ranch dont l’héritage paternel est lourd à porter, et Gillian, une enseignante conseillère en éducation qui essaye d’empêcher le naufrage de son école. Tout autour il y a la suspicion, la paranoïa des éleveurs, la haine de l’Etat fédéral, les milices armées et les survivalistes du dimanche. Et puis il y a Rowdy, un garçon de sept ans qui ne dit pas un mot et que Wendell prend sous son aile. Et là tout d’un coup il y a comme un petit air d’espoir, mais pas pour très longtemps…
Ces montagnes à jamais est un très beau premier roman, avec des personnages taillés pour le cinéma, à la fois durs et fragiles, qui aspirent à vivre en paix dans un monde meilleur. Et même si cela ne dure que le temps d’un livre, on se dit qu’il est encore possible d’y croire.
Frédéric
Ces montagnes à jamais, Joe Wilkins, traduit de l’américain par Laura Derajinski, Gallmeister 23 €


