Le Vaisseau Ardent

Prenez un auteur inconnu (Jean-Claude Marguerite), ajoutez 18 années d’élaboration et d’écriture (!), puis une pincée de… 1280 pages (le roman était prévu à l’origine en deux volumes), mettez au four en ajustant le thermostat sur des thèmes aussi riches que la piraterie, la navigation, l’histoire, l’enfance, la mythologie, laissez cuire un bon mois (le temps de tout lire, car ce roman prend du temps mais il n’est ni long, ni ennuyeux), allez enfin dans votre librairie préférée et demandez : Le Vaisseau Ardent s’il vous plaît !

Voici dans le désordre la recette de ce qui va sans doute devenir l’un des plus grands romans d’aventures de l’histoire de la littérature française. Bien-sûr on peut rajouter que c’est très bien écrit, que ça rend hommage au genre tout en apportant une nouvelle pierre à l’édifice, on peut épuiser le dictionnaire des synonymes pour rechercher des qualificatifs pour cette oeuvre monumentale, mais comme je vous l’ai dit c’est un roman qui nécessite d’avoir un peu de temps devant soi, alors pas la peine d’en perdre inutilement, bienvenue à bord et découvrez vite l’énigme du Pirate Sans Nom et celle du Vaisseau Ardent !

Le Vaisseau Ardent, Jean-Claude Marguerite, éditions Denoël 30 €.

Début des nocturnes !

Depuis hier soir les nocturnes ont commencé à la librairie ! Si vous voyez que le soleil et le beau temps sont toujours avec nous, que les rues ne sont pas inondées par un déluge d’eau plus ou moins salée, alors finissez-vite votre dessert et venez prendre le temps de flâner dans la librairie, feuilleter quelques livres ou bandes dessinées.

Et à ceux qui auraient la bonne idée et la gentillesse de m’apporter des chocolats (ou un café !), un livre offert en retour !

Une large sélection de poches, notamment des coups de coeur, n’attendent que vous à la librairie : L’origine de la violence (Fabrice Humbert) et Un brillant avenir (Catherine Cusset) pour ceux qui veulent plonger dans de sombres racines familiales, Au bon roman (Laurence Cossé) le livre qui donne envie de lire d’autres livres, Tête de chien (Morten Ramsland), une saga familiale danoise bien déjantée, Melnitz (Charles Lewinsky) ou comment une famille juive vivant en Suisse va traverser les tourments de la première partie du XXème Siècle, ou bien encore Swap (Antony Moore) pour ceux qui veulent se détendre les neurones en passant l’été dans un grand éclat de rire…

A bientôt, l’été ne fait que commencer !

Frédéric.

Lydie

Lydie est une bande dessinée touchante, qui sans être mièvre, saura vous mettre quelques larmes dans le coin des yeux une fois la dernière page tournée.

Dans un quartier populaire, quelque part en France, sans doute avant-guerre, une jeune femme un peu simple d’esprit, Camille, perd son enfant lors de son accouchement. Quelques jours plus tard, la voilà qui crie au miracle, et s’empresse d’annoncer à tout le monde que son enfant est revenu d’entre les morts. Seulement voilà, sa petite fille, Lydie, n’est revenue que pour elle, plus exactement que dans son imagination.

Et si au départ tout le quartier se moque gentiment d’elle, peu à peu une complicité va s’installer, et tous les habitants vont finalement jouer la comédie et faire semblant de croire à l’existence de la petite fille pour ne pas faire de la peine à sa mère.

Le dessin de Jordi Lafebre (magnifiquement mis en couleur) se prête à la perfection à ce conte humaniste. Quant aux dialogues de Zidrou, ils font mouche à chaque case ! Lydie est une vraie réussite, une bd tendre et forcément émouvante.

Lydie, Jordi Lafebre et Zidrou, éditions Dargaud « Long Courrier » 14.50 €.