La Soustraction des Possibles

C’est peut-être à cette époque-là que tout a commencé.

C’était il y a 30 ans, mais c’est maintenant.

En 1989, tandis qu’internet et la révolution numérique couvaient et que le Mur de Berlin s’écroulait. Ou plutôt c’est peut-être à cette époque-là que tout s’est joué, quand le monde a changé. La mutation d’une économie reine à une finance toute puissante, brutale et inhumaine. Lorsque nous avons plongé dans l’argent facile, les transactions à la nano-seconde, le blanchiment d’argent à grande échelle, la fraude fiscale mondialisée. Bienvenue dans notre monde désormais.

Et au centre de tout ça, Wall-Street ? Paris ? Londres ?

Non, pas tout à fait. Tout s’est développé, concentré, diffusé à partir d’un tout petit pays, fait de lacs et de montagnes : La Suisse.

Dans la Soustraction des Possibles, Joseph Incardona (suisse, justement) nous livre une saga nerveuse et hallucinée. On y croise des personnages que l’argent fascine, attire, corrompt. Jusqu’à perdre pied avec la réalité, jusqu’à prendre des risques inconsidérés. Et pourtant c’est prouvé, plus on gagne d’argent, moins on en ressent les effets. Un professeur de tennis gigolo à ses heures perdues et une jeune banquière aux dents longues pensent pouvoir accéder à cet univers doré, à ce mirage de l’argent sans limites. Une revanche sur la vie en quelque sorte. C’est oublier d’où on vient. Et c’est oublier d’où il vient, cet argent. Car derrière chaque billet, il y a la drogue, la mafia corse, le trafic d’oeuvres d’art, les magouilles boursières, les oligarques russes. Comme disait Balzac, derrière chaque fortune il y a un crime.

Grand Prix de Littérature Policière en 2015 pour son extraordinaire roman Derrière les panneaux il y a des hommes, Joseph Incardona franchit cette fois le mur du son avec un livre d’une folle énergie, à la narration sans pareille, virevoltant et d’une audace rare.

Mais l’auteur vous prévient dès le début, tout ça au fond, n’est qu’une histoire d’amour.

La Soustraction des Possibles, Joseph Incardona, éditions Finitude 23,50 €

  1. Merci pour cette belle présentation du roman de Joseph Incardona. Elle nous donne vraiment l’envie de courir à l’Odyssée, l’acheter et le déguster.
    À très vite
    Amicalement
    Christophe

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