48 heures BD !

Rendez-vous ce vendredi 7 et samedi 8 avril pour les 48 Heures BD !

La librairie étant partenaire de cette opération, vous pourrez durant ces deux journées profiter d’une offre exceptionnelle : 12 bandes dessinées au prix d’1 euro !

Cette sélection très variée (manga, comics, BD jeunesse et adulte), élaborée par 12 éditeurs, a pour but de vous faire découvrir de nouvelles séries ou collections, à un prix évidemment très avantageux.

L’opération ne dure que deux jours et dans la limite des stocks disponibles, alors ne tardez pas et venez vite nous rendre visite !

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Lectures du début d’année !

Malgré une rentrée littéraire relativement discrète, ce début d’année est riche en découvertes et il nous paraît utile de vous faire partager une sélection de nos plus beaux coups de cœur.

On commence avec Une bobine de fil bleu d’Anne Tyler (Phébus), une grande fresque familiale américaine s’articulant autour de trois générations. On s’attache très vite à cette famille pas comme les autres (et en même temps très proche de nous) aux personnages forts : la mère qui perd progressivement la tête, le fils prodigue et ingrat, le père bricoleur et têtu… L’auteure à l’art et la manière de déconstruire les mythes familiaux avec une finesse rare et nous mène avec malice par le bout du nez. Tantôt sérieux et émouvant, tantôt drôle façon Woody Allen, vous prendrez un grand plaisir à lire ce roman et à détricoter cette mystérieuse bobine de fil bleu…

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Poursuivons avec Le dimanche des mères de Graham Swift (Gallimard). Autre ambiance, nous voici plongés dans l’Angleterre de la fin des années 20, au cœur de l’aristocratie déclinante. En ce temps là, chaque année les domestiques avaient le droit de prendre une journée pour rendre visite à leur mère le temps d’un dimanche. Mais Jane, elle, est orpheline. Elle passera donc cette journée en compagnie de son amant, un homme de bonne famille, et vivra l’une des expériences les plus fortes de sa vie qui la transformera à jamais. Livre doux et épuré, réflexion sur la fin d’un monde, hommage à la lecture et à l’écriture, ce court roman est comme un tableau miraculeux dont on arriverait pas à détourner les yeux.

Avec Article 353 du code pénal (Minuit), Tanguy Viel livre un roman aussi prenant que glaçant. Un homme raconte dans le bureau d’un juge les raisons qui l’ont amené à tuer. On découvre alors comment toute une petite ville de Bretagne est tombée sous la coupe d’un escroc, qui non content d’avoir ruiné la commune, a fait sombrer toute une population dans le désespoir. En décortiquant tous les rouages d’une escroquerie aussi grossière que banale, Tanguy Viel explore avec brio les mécanismes de la manipulation, l’emprise et l’humiliation qui en découlent. Une tragédie humaine sous la forme d’un huis-clos palpitant.

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Imaginez maintenant un monde où tout semble vaciller : plus d’électricité ni d’essence et des rumeurs inquiétantes qui font fuir les gens… Serait-ce le nôtre dans un futur proche ? C’est en tout cas le monde que doivent affronter Nell et Eva, deux sœurs qui vivent au cœur d’une forêt, témoins d’une civilisation en train de s’effondrer. Bienvenue Dans la forêt, le formidable et hypnotique roman de Jean Hegland (Gallmeister) et préparez-vous à une lecture fascinante et inoubliable !

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Nous vous recommandons aussi La terre qui les sépare (Gallimard), le grand livre d’Hisham Matar. L’auteur relate sous la forme d’un récit poignant la quête de vérité autour de son père enlevé et emprisonné en Lybie pour s’être opposé au régime de Kadhafi.

Du côté des romans policiers, La veille de presque tout de Victor Del Arbol (Actes Noirs) est un grand roman noir splendide et parfaitement maîtrisé, une sombre symphonie mêlant mystérieusement tragédies familiales et histoire de l’Argentine.

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Chez les américains le nouveau Kem Nunn, Chance (Sonatine), mérite le détour. S’il n’atteint pas la force de ses polars métaphysiques liés au surf, son dernier roman est un régal à lire. On y suit un prestigieux psychiatre en cours de divorce qui va faire la grave erreur de tomber amoureux d’une de ses patientes, victime du « syndrome des personnalités multiples » ! Tout en respectant les codes du genre (femme fatale, flic pourri…), l’auteur nous tient en haleine grâce à une intrigue prenante mais non dénuée d’humour.

Enfin en poche, Pitié pour leurs âmes de John Searles (10/18), est remarquable du début à la fin. Sylvie Mason est témoin du meurtre de ses parents, un couple d’exorcistes devenus célèbres. Il lui faudra affronter sa mémoire et sa sœur aînée pour tenter de comprendre tous les secrets qui hantent sa famille. Sans jamais sombrer dans le fantastique, ce polar est si haletant qu’il ne vaut mieux pas le commencer avant d’aller au lit !

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Tous ces livres sont disponibles à la librairie et n’attendent que vous !

Rien que la mer. Rencontre avec Annick Geille samedi 8 octobre.

Quelque part en Bretagne, dans un restaurant d’une station balnéaire, une femme attend le retour de son mari parti s’absenter quelques minutes. Il ne reviendra pas. Elle est abandonnée, quittée sans autre explication que le silence.

Soixante ans plus tôt, à Mers el-Kébir, un jeune marin assiste impuissant à l’un des drames les plus cruels et absurdes qu’a connu la Marine Française. En juillet 1940, alors que la flotte s’est réfugiée dans un port en Algérie, elle sera piégée et coulée par la Marine Britannique sur ordre de Churchill qui craignait qu’elle tombe aux mains des allemands. Les marins français, faute d’ordres de leur hiérarchie, refuseront de se livrer ou de se saborder. Plus de 1300 marins français mourront, un seul navire parviendra à s’échapper grâce à une audacieuse manoeuvre.

Inspirée par son histoire familiale, celle de son père, Annick Geille nous livre un roman bouleversant en deux temps, deux récits, deux époques qui finissent par se rejoindre. Il y a une femme laissée au bord de la route comme un animal, qui doit continuer à vivre, comprendre ce qui lui arrive pour mieux se réinventer. Et il y a un homme qui restera toute sa vie prisonnier de sa mémoire, inconsolable et taciturne.

Tandis que l’histoire intime recoupe la grande histoire, Annick Geille sait aussi faire preuve de lucidité. En abordant sans fausse pudeur la difficulté d’être une femme dans notre société passé un certain âge, elle se montre d’une belle acuité sans pour autant négliger le romanesque. Son écriture lumineuse accompagne de la plus belle façon ses personnages dans leur introspection et leur quête de sens. Quant à la mer, magnifiquement décrite, nous l’entendons et la ressentons au plus profond de nous durant toute la lecture du roman. Nous en comprenons ainsi toute l’importance pour ces deux personnages. Pour elle ce sera un puits d’énergie et une porte vers une nouvelle vie, et pour lui une éternelle consolation teintée de mélancolie.

Roman des naufrages, Rien que la mer est avant tout un récit juste et porteur d’espoir.

Nous vous invitons à découvrir ce roman de la rentrée littéraire lors d’une rencontre exceptionnelle samedi 8 octobre à la librairie à partir de 19h. Nous aurons la joie d’accueillir l’auteure pour un débat à la librairie (une fois la boutique fermée) suivi d’un apéritif dinatoire.

Si vous souhaitez participer, nous vous remercions de nous confirmer votre venue au plus tard le vendredi précédant la rencontre, par mail ou par téléphone, afin que nous puissions au mieux organiser l’événement.

Rien que la mer, Annick Geille, éditions La Grande Ourse 19 €.