Nature humaine

Heureux lauréat du Prix Femina 2020, Serge Joncour signe un grand roman rural qui brosse avec brio les métamorphoses de la société française de la fin du XXème siècle.

A travers le regard et les tribulations d’Alexandre, un agriculteur du Sud-ouest de la France, l’écrivain nous fait revivre les saisons, de la canicule de l’été 1976 à la tempête de 1999 mais aussi l’angoisse du temps qui passe, des mutations qui nous échappent et du fameux passage à l’an 2000.

Dans ce beau roman militant, Serge Joncour retrace l’histoire économique, sociale et politique d’une France révolue et que l’on sait aujourd’hui assujettie à ces choix du passé. L’institution de l’agriculture intensive et la froide mise aux pas des petits agriculteurs pour coller à l’industrialisation alimentaire. Le célébrissime combat pour le Larzac et la lutte anti-nucléaire. L’arrivée des poteaux téléphoniques et la construction d’énormes autoroutes au milieu des champs. L’élection d’un président de gauche. La catastrophe de Tchernobyl.

Autant d’événements que l’auteur traite toujours avec un regard désabusé mais tendre.

Solène.

Nature humaine, Serge Joncour, éditions Flammarion 21 €

P.S : Nous ouvrons désormais du mardi au samedi inclus de 10h à 13h et de 14h à 16h pour les retraits des commandes et des réservations. Si vous souhaitez récupérer vos livres en dehors de ces horaires, c’est possible, il suffit juste de nous prévenir un peu à l’avance !

Merci à Solène, notre nouvelle et joyeuse apprentie, pour son premier coup de coeur sur le blog de la librairie !

La citation du jour :

« Ce que serait un monde sans livres, nous ne le savons pas. L’idée qu’en donne Mil neuf cent quatre-vingt-quatre n’incite pas à le regretter. Mais nous savons désormais ce qu’est un pays sans librairies, ou du moins dont les librairies sont fermées […] Aujourd’hui mieux que jamais : rien ne paraît aussi indispensable et urgent qu’un livre désiré mais inaccessible ; rien ne remplace le plaisir de trouver en rayon le livre que l’on cherchait si ce n’est le plaisir d’en trouver un que l’on ne cherchait pas ; tous les acteurs de la chaîne du livre, de l’auteur au lecteur, sont dans le même bateau, et c’est un frêle esquif. »

Edito de la Lettre de la Pléiade n°67

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