Deux thrillers efficaces !

Pour celles et ceux qui veulent leur dose de suspense sans plonger dans les profondeurs de l’âme humaine, voici deux très bons thrillers qui vous changeront les idées sans trop vous donner mal à la tête. Pas de révolution littéraire en perspective, juste un plaisir coupable à tourner les pages.

Tout d’abord retrouvons l’auteur Néo-Zélandais Paul Cleave, qui nous avait séduit l’année dernière avec Un employé modèle (ou comment un tueur en série se faisait passer pour un attardé mental afin de narguer la police). Il nous revient en force avec Un père idéal. Cette fois-ci le narrateur est le fils d’un tueur de prostitués qui a défrayé la chronique lorsqu’il était enfant. Alors qu’il avait plus ou moins réussi à tirer un trait sur ce terrible héritage familial, voilà que sa propre femme se fait subitement assassiner. Au comble du désarroi il décide de rendre visite à son père toujours en prison, qui ne tardera pas à lui prodiguer quelques conseils…

Plus sérieux que son premier roman (malgré la couverture et le résumé du livre), un poil plus sombre aussi, Un père idéal confirme le talent de Paul Cleave à tenir en haleine le lecteur et à se jouer des codes du thriller.

Un père idéal, Paul Cleave, éditions Sonatine 22 €.

Ancien directeur de marketing d’un grand studio de cinéma américain, David Rosenfelt signe avec Toi seul un premier polar à la sauce Harlan Coben très réussi. Un haut cadre d’entreprise, veuf inconsolable, rencontre un soir de réveillon un inconnu qui lui glisse à l’oreille qu’il vient de tuer une femme, en précisant l’endroit où le corps est enseveli. Pour Tim Wallace c’est le début des ennuis lorsqu’il tente de connaître la vérité, d’autant que la police le soupçonne toujours d’avoir assassiné sa femme et d’avoir maquillé le meurtre en accident.

Il n’y a pas à dire, Toi seul est un thriller épatant qui fonctionne du début à la fin. On marche les yeux fermés, on court même !

Toi seul, David Rosenfelt, éditions Cherche-midi 20 €.

Chroniques de Jérusalem

Le dessinateur québécois Guy Delisle, qui puise l’inspiration dans son expérience, vient de publier les Chroniques de Jérusalem. Accompagnant sa femme qui part pour un an à Jérusalem pour le compte de Médecins Sans Frontières, il décide comme dans sa précédente BD, Chroniques Birmanes, de raconter son quotidien.

Avec le recul de celui qui observe sans s’engager, Guy Delisle oscille entre agacement, émerveillement et découverte d’un univers pour le moins dépaysant. Peu à peu, au gré des rencontres et des évènements, l’auteur ne cache pas son incrédulité face au chaos politique et religieux qui règne en Israël. Entre les partages de territoires plus absurdes les uns que les autres, les parties de la ville qu’il faut éviter tel ou tel jour en raison des fêtes religieuses, les innombrables checkpoints de l’armée et les interrogatoires sans fin à l’aéroport, l’expérience s’avère pleine de surprises mais aussi de petites galères qui pourraient vite dégénérer à cause de la paranoïa ambiante. A travers des petites scénettes propres au style « blog » qui le caractérise, Guy Delisle, tout en gardant sa neutralité et une certaine distance, nous dresse un état des lieux plutôt sans espoir de la région, où tout est fait pour humilier l’autre, reléguant la paix à un lointain concept abstrait. Et au passage, l’auteur n’oublie pas d’épingler ici ou là les petits travers des personnes qu’il croise, les locaux comme les expatriés, en commençant par lui-même !

Malgré parfois une certaine naïveté (qui cela dit fait du bien !) et un ton un brin pédagogique, ces Chroniques de Jérusalem sont drôles, enrichissantes, instructives, inquiétantes et tendres, humaines tout simplement. Les anecdotes sont savoureuses, la mise en scène quant à elle est subtile, et le dessin qui n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît, capte bien la magie de certains lieux et le cocasse des situations.

Chroniques de Jérusalem, Guy Delisle, éditions Delcourt 25 €.

Sophie Ladame en dédicace le 12 novembre 2011

Certains d’entre vous ont sans doute regardé le très beau portrait de Sophie Ladame, diffusé hier soir dans le magazine Thalassa sur France 3.

Afin de fêter l’évènement comme il se doit, Sophie sera donc de retour à la librairie samedi prochain, le 12 novembre 2011 à partir de 17h30 pour dédicacer son livre « Grisée de Mer » paru aux éditions Moéa, mais aussi rencontrer son public autour d’un buffet et partager ses passions !

Venez nombreux, pensez aux cadeaux de Noël et n’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez réserver des exemplaires.

    

Grisée de Mer, Sophie Ladame, éditions Moéa 38 €.